Le soutien des États-Unis à la « démocratie Vénézuélienne » est-il totalement désintéressé ?

Le soutien des États-Unis à la « démocratie Vénézuélienne » est-il totalement désintéressé ?

L’information est passée inaperçue mais l’interview est pourtant bien présente, le conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, John Bolton, a répondu aux questions de la chaîne américaine Fox Business le 24 janvier dernier concernant les opportunités qui résulteraient d’un changement de régime au Venezuela.

Le faucon conservateur comme il est souvent prénommé, a reconnu que les États-Unis avaient «des enjeux importants» au Venezuela.
Il a en outre précise que «cela fera une grande différence économiquement pour les États-Unis si nous pouvions avoir des compagnies pétrolières américaines qui produisent et investissent dans les capacités pétrolières du Venezuela».

Dans une autre interview auprès de la même chaine, il avait déclaré «Nous souhaitons être sûrs que chacun au niveau politique et commercial, partout dans le monde, chacun qui a un intérêt pour l’Hémisphère ouest assimile que cela est un potentiel pas en avant majeur vers de nombreux progrès dans notre partie du monde».

Une simple analyse des réserves de pétroles (connues) au Venezuela nous permet de mieux comprendre les propos offensifs de John Bolton envers le régime de Maduro.

Les 10 pays possédant les plus importantes réserves de pétrole.

D’après les données fournies par l’administration américaine de l’énergie, le Venezuela possède les plus importantes réserves de pétrole au monde avec l’équivalent de 300 milliards de barils dans ses sols.
En prenant pour référence un baril à $60, cela représente un chiffre d’affaires potentiel de 18,000 milliards de dollars soit 7 années de PIB français.

Une fois de plus, l’attrait des États-Unis pour la démocratie en dehors de ses frontières n’est pas une action à sens unique.