La dette publique se rapproche des 100% du PIB

La dette publique se rapproche des 100% du PIB

La dette publique poursuit son ascension, selon l’Insee, elle a augmenté au premier trimestre pour atteindre 99,6% du PIB, soit 2358,9 milliards d’euros (+43,6 milliards par rapport au trimestre précédent).

Le premier fautif est l’État, qui a largement contribué à ce creusement avec une dette en progression de 42 milliards d’euros. La contribution des organismes divers d’administration centrale (Odac) augmente de 1,6 milliard, «presque exclusivement du fait de SNCF Réseau», ajoute l’Insee. Les administrations publiques locales (Apul) ont également vu leur contribution à la dette progresser de 1,2 milliard, «traduisant l’endettement des régions (+0,5 milliard) et de la Société du Grand Paris (+2,2 milliards)».

Bien meilleures élèves, les communes se désendettent à hauteur de 1,0 milliard et les départements à hauteur de 0,4 milliard. La contribution des administrations de sécurité sociale (Asso) à la dette diminue également (-1,2 milliard), notamment du fait de l’Acoss et de la Cnaf.

La Cour des Comptes a vivement critiqué ce dérapage dans un rapport publié plus tôt cette semaine. Elle s’inquiète notamment du dérapage des comptes publics en raison notamment des mesures «non financées» en faveur du pouvoir d’achat annoncées en pleine crise des «gilets jaunes».

Le FMI s’inquiète aussi du niveau de la dette publique française, jugé «trop élevée». Selon ce dernier, «les risques extérieurs ont augmenté, et les problèmes structurels persistent».

Maigre consolation, les taux d’intérêt très bas. Cette tendance lui permet de réduire la charge des intérêts à rembourser.